Aussi pâle que mes deux nuits blanches, je souhaite une seule chose, me couper du monde extérieur, relâcher les tensions qui me broient et m'empêchent de réfléchir sereinement, je rêve d'ondes théta lentes régulières et réparatrices, d'être une marmotte en début d'hibernation, de sombrer comme le juste, d'une détente musculaire totale, d'un souffle serein, de battements cardiaques au ralenti, d'être inondé de mélatonine, que mon histamine se taise pendant quelques heures, que la nuit succède au jour.
Mes paupières sont lourdes, mes traits sont ternes, ma bouche ne cesse de bailler, mon corps est las, hypotonique.
Je suis fatigué.
Je veux dormir.