De retour après une pause provençale la semaine dernière entre deux épisodes cévénol je constate que l’automne a encore frappé le monde de la blogosphère. A chaque absence un peu prolongée, je fais le tour des potins de mes blogs adorés et ce n’est pas sans une certaine tristesse que je déplore l’abandon de certains de mes spots de lecture quotidienne qui confirme peu à peu la mort lente mais assurée du blogueur. Un syndrome viral semble irrémédiablement atteindre peu à peu mes compères du net.
Certains symptômes ne trompent pas : la lassitude, le manque d’idée, la recherche désespérée d’un auditoire fidèle qui laisse une trace à chaque passage, une présence de moins en moins active sur les pages de ses camarades… Parfois les causes sont évidentes : le manque de temps, le phagocytage des réseaux sociaux où il est sans doute plus facile de pondre 140 caractères que de réfléchir à coucher ses mots sur un post à l’envergure plus glorieuse.
Que recherche un blogueur ?…ne joues pas à l’hypocrite…à être lu sinon pourquoi s’échiner à inonder la toile de ses mots/maux…autant le faire sur un carnet à spirale. Certains font du blog marketing, piégés par leur ligne éditoriale, soumis au rythme de la publication quotidienne alors ils prennent en toile de fond l’actualité pour réagir et alimenter ainsi secrètement leur statistique et rester au top wikio et autres classements du clic. Mais lorsque tu analyses les commentaires, tu t’aperçois rapidement que le nombre diminue ostensiblement…sauf lorsque tu évoques quelques sujets souvent croustillants et émoustillants pour le service trois pièce (désolé les filles…). J’ai moi-même cédé à la facilité sur un de mes derniers billets et y céderai probablement encore…oui le mec qui pisse debout attire encore quelques requêtes googlesques…mais ce que j’attends avant tout d’un blog c’est de ressentir les émotions, de goûter à une part de cet anonyme. C’est l’une des raisons qui m’a poussé vers cette aventure virtuelle. Tu te livres, je te lis, je réagis, et je te donne en retour…créer un lien, des liens…mais il faut croire que comme pour toute passion ces derniers s’étiolent s’ils ne sont pas entretenus. Je plaide coupable. Je ne me suis pas lassé de lire certains blogs, mais je me suis contraint à ne plus y laisser ma plume…je donne…ce devrait être gratuit et désintéressé mais ça ne l’est pas….ne joues pas à l’hypocrite (remember) !
Je reste intimement convaincu que la survie d’un blog de quelque nature qu’il soit repose en grande partie sur la volonté de ses lecteurs à le soutenir…et que les commentaires qu’il soit ou non en accord avec l’auteur sont nécessaires parce qu’ils témoignent sans doute ainsi d’un certain lien affectif. Pas de crainte à avoir, je ne pars pas même si à la fin de cette phrase j’y collerai un point, ce dernier ne sera pas final, pas encore.
…fais vivre tes blogs !!