ANATOMIE
Les curieux ne connaissent pas leur anatomie et me demandent donc d'éclaircir leurs pensées afin de briller en société puisqu'il est d'usage fréquent de discuter prépuce au cours d'un repas familial, amical, ou de charité...

Pour savoir de quoi on parle, le prépuce est un repli de peau, plus ou moins long selon les individus, recouvrant le gland à l'état flaccide et relié à la face antérieure de ce dernier par un fin tégument couramment appelé frein. Epidermique sur sa face externe, il est muqueuse à sa face interne et donc de ce fait extrêmement sensible aux agressions extérieures car riche de terminaisons nerveuses. Lors de la rétraction du prépuce, qu'elle soit manuelle ou le fruit d'une érection, le sillon balano-préputial se dévoile.

Ce sillon abrite de nombreuses glandes sébacées qui donnent au pénis son odeur particulière et fournit un lubrifiant efficace (smegma) pour permettre au prépuce de coulisser librement à la surface du gland.
Tout comme les poils, souvenir animal de notre condition, certains considèrent que cet appendice cutané est fort peu utile. Toutefois, comme j'aime à le souligner, la nature est ainsi faite et chaque chose joue un rôle particulier. En ce qui concerne le prépuce, il aurait selon les auteurs, plusieurs fonctions essentielles : protéger le gland contre l'irritation provoquée par le contact avec l'urine, hydratation et lubrification, zone érogène, réduction de la friction et du frottement pendant les rapports sexuels.
LEAVE YOUR FORESKIN ALONE

Par tradition religieuse, par dictature hygiénique, par effet de mode, par hystérie esthétique, en dehors de toute indication médicale et nécessaire, la circoncision mutile et prêche la gloire des queues coupées. Que n'ai-je entendu des mères anxieuses du futur confort sexuel de leur mâle progéniture, désireuses que le gland de leur chérubin se découvre le plus tôt possible car des croyances familiales imposent un décalottage sytématique pour garantir une hygiène rigoureuse. C'est inutile voire dangereux. Cela ne protège en rien du phymosis, bien au contraire....Car tirer avec violence (et je sais de quoi je parle pour en garder un souvenir extrêment douloureux) sur ce prépuce immature provoque par ce geste mal placé des microlésions à l'origine d'adhérences faisant le lit à ce phymosis qui naturellement est extrêmement rare. L'orifice préputial est d'origine serré pour eviter aux impuretés de pénétrer et le prépuce se nettoie de lui-même. Le dilater de force est contre-nature et douloureux. Les petits gars, même s'ils ne savent pas l'exprimer, n'aiment pas qu'on viole ainsi leur intimité. Ils seront bien assez lucides pour découvrir en temps et en heure leur prépuce avec lequel ils s'amuseront provoquant des érections qui favoriseront chemin faisant le décalottage progressif et naturel. Par ce jeu masturbatoire, à la découverte de leur corps, les garçons dilatent progressivement l'orifice préputial sans douleur. Arrivé au stade pubère, le prépuce s'est allongé et assoupli et les adolescents arrivent à se décalotter sans problème.
Reste malgré tout le problème du phymosis traumatique (véritable gêne à l'âge adulte lors du coït) et du paraphymosis (encore plus fréquent : décalottage violent entrainant un oedème préputial qui étrangle le gland gonflé par l'érection et impossibilité de le recouvrir) qui demeurent des indications de traitement chirurgical. Là encore, la circoncision (posthectomie) se discute car il exiiste des solutions moins radicales (préputioplastie).
Bref.
En un mot ce que tu dois retenir c'est de laisser le prépuce tranquille !
Tu veux savoir autre chose ?
T'as qu'à demander