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Par Le Poussin dans Vie du Poussin le 13 Mars 2012 à 16:57
Qui a dit que les hirondelles ne faisaient pas le printemps ?…Néanmoins certains signes ne manquent pas de rappeler le doux réveil de la nature. Des grues ont survolés le ciel aquitain en un V majestueux soulignant de « grou-grou » cacophoniques la victoire sur l’ère hivernale. Notre féline minaude devant les baies vitrées en les grattant énergiquement par envie de répondre à l’appel du soleil qui lui lustrera le poil, affalée de tout son long, voire les quatre pattes en l’air, totalement offerte aux rayons bienfaiteurs. La terrasse s’est faite une beauté, débarrassée de son voile terne et de son lichen grâce à la force hydraulique sous la direction de mon Homme dont le printemps a comme effet de le transformer en Nicolas le jardinier. La table de jardin a retrouvé son éclat d’antan sous l’effet d’incantation chimique et d’huile magique. Les transats réclament les mêmes potions tandis que le chat attend de pouvoir s’y endormir confortablement calé sur le matelas.
La pigeonne couve à l’abri des regards dans un recoin formé par les poutres. Un de ses œufs est tombé. Le fœtus était déjà bien formé, reconnaissable avec sa petite tête et son ébauche de bec. Je crois bien que sa mère fut si triste de perdre sa progéniture comme une vulgaire omelette qu’elle en a déserté son nid. La pigeonne ne reviendra pas l’année prochaine. Les accès seront grillagés, parole de mon Homme. J’ai aperçu hier les premiers insectes volant, ceux qui viennent vous taquiner lors des repas d‘été qui virevoltent sans but au-dessus de vos têtes vous chuchotant à l‘oreille les bzz-bzzz-bzzz qui vous mettent en alerte et qui, moi, me font détaler à toute vitesse. Je ne suis pas entomologiste mais je crois bien qu’il s’agissait d’un bourdon noir ou bien d’un hanneton…bref je crois bien qu’il venait en repérage histoire de voir s’il pouvait envisager de signer un bail saisonnier. Qu’il vienne cet individu ailé mais je lui dirai de se méfier à ne pas sortir la nuit…les chauves souris pourraient bien le croquer.

Sur cet accès extérieur, notre bulle d’air, notre salon d’été, le végétal faisait cruellement défaut. Je ne suis pas botaniste et mes mains ont des paumes rosées. En revanche je donne mon aval aux choix paysagers de mon Homme. Nous avons reçu en cadeau pour la fin de l’année un grand bac en pin où du thym, de la sauge, du persil et des fraisiers se content fleurette. Le romarin fait bande à part, fier de ses origines varoises, kidnappé en novembre dernier. Le syndrome de Stockholm lui permet de s’adapter facilement. La menthe, elle, refuse pour le moment de renaitre…sans doute brûlée par le froid sibérien. Les plants de tomate cerise viennent de conquérir leur petit lopin de terre. Dès le début de la semaine prochaine, les candidats retenus du casting végétal feront leur entrée sur notre terrasse. Nous avons particulièrement été sensibles au curriculum vitae d’un olivier de 10 ans d’âge, de magnolia (foooor eveeeerrrrr), et d’un phoenix canariensis. Nous sommes bien entendu ouvert à toutes autres propositions puisque nous aurons probablement quelques portions de terrain à disposition. Les hirondelles peuvent maintenant venir…je crois bien que je sens déjà la bonne odeur du printemps.

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Par Le Poussin dans Vie du Poussin le 28 Février 2012 à 14:44
Laisse moi d’abord t’expliquer, ou plutôt te présenter Bonnie sans son Clyde. Une tempête tropicale, curieuse pour la saison, centrée sur Cuba, qui nous a particulièrement tapé sur le système pendant les premiers jours de notre séjour mexicain…presque une semaine de grand vent, de ciel bas et gris et d’averses diluviennes nous obligeant malgré nous à rester confiner dans notre arche ou à pédaler à fond sur nos cycles tout en jouant à celui(celle) qui sera le plus arrosé en traversant à toute vitesse les immenses et profondes flaques, stigmates du déluge sur le bitume, sous l’effet secondaire d’une alcoolémie illégale à force de taper dans la téquila déguisée en mère Margherita.

Parce que, vois-tu, lorsque la chair de poule t’hérisse les poils sur la plage donnant le signal de départ à toute la troupe et témoignant de l’absence manifeste d’UVA et se son frère UVB, sources bienfaitrices à petites doses pour fixer ton calcium sur tes os et accessoirement te caraméliser l’épiderme à faire baver tes collègues de bureau, il ne te reste plus qu’une solution pour inhiber ta déprime : boire, manger et observer les autochtones.

Autant te le dire tout de suite, histoire que tu sois moins cruche, blonde, ou totalement cliché (raye la mention inutile), le chili con carne n’est absolument pas un plat typique mexicain même si nos restos, plus touristiques qu’authentiques, essaient de nous faire croire le contraire. C’est texan, un point c’est tout ! Et comme c’est d’origine gringos, t’es quasiment sûr de ne pas pouvoir en voir le moindre haricot rouge en terre de l’alcool de cactus. Mais qu’est-ce qu’on y mange alors ? Ben des fajitas, des quesadillas, des tortillas (à ne pas confondre avec les immondes tortilla espagnoles…), des viandes et volailles marinées, du guacamole, des nachos, de la purée de haricot noir…délicieux et à un prix défiant toute concurrence (le sandwich au retour chez Paul à l’aéroport,…ben comment dire, ça te fait vraiment mal !)….et du piment aie aie aie…mais là encore les sauces épicées à des degrés variables d’incendie buccale sont servies à part donc les plats en eux même ne sont pas si piccante que ça…et juste pour info le vert n’est pas la couleur à choisir si tu ne veux pas finir avec des lèvres en feu et un trou à l’estomac que l’oméprazole aura un mal de chien à combler…bref tu es prévenu.


Comme les gastroentérologues le recommandent, boire en mangeant est indispensable pour assurer une bonne digestion. Donc tu bois…de l’eau minérale en bouteille, à moins que les charmes d’une cuvette de chiotte t’appellent à les combler de ton charmant fessier, de la cerveza (Corona, sol, et autres dérivés….les brunes sont d’ailleurs bien plus goûteuses), ou de la tequila sec ou en tenue de camouflage saveur citron vert. Là je vais t’apprendre un truc. Le vrai shot de tequila. Bon tu prends un shot. Tu le remplis de tequila…double dose. Sur une épaisse tranche de citron vert, tu secoues énergiquement la salière pour y déposer une fine pellicule de sel. Non tu n’utilises pas ta tabatière anatomique. Allez tu croques à pleine dent ta belle tranche, tu te fais gicler dans la bouche un bon jus de citron salé que tu gardes bien lové contre ta joue et tu enchaines avec un lever de verre cul-sec…et t’avales espèce de goulue ! Enjoy !…après tu te lèves…ou pas.

Ceux qui sont restés sobres malgré l’happy hour de mère Margherita, ont noté la propreté des rues, l’absence de mégots de cigarette (seuls les touristes semblent fumer dans ce pays) et autres déjections animales. Le mexicain est trapu avec un cou court et est une véritable plaie à habiller. Certes il peut faire appel aux stylistes locaux pour lui tricoter des chandails multicolores purement ethniques ou lui confectionner des petites robes d’été carrées….mais là encore cliché car le mexicain s’habille comme toi et moi…euh enfin avec ce qu’il trouve adapté à sa morphologie si particulière. Et non il ne porte pas de sombrero, triple idiot, ni de grosses moustaches adossé à l’ombre d’un cactus. De son regard, tu auras parfois du mal à t’y plonger car certains semblent être ailleurs comme possédés par l’autre monde, celui d’une narcose au goût de coca, ou bien est-ce là l’héritage de la civilisation maya, visionnaire et sacrificielle.





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Par Le Poussin dans Vie du Poussin le 19 Février 2012 à 16:28
Je te l’avais promis sans le cracher mais sans croiser les doigts. Je la tiens donc ma promesse de te livrer quelques natures mortes de ma dernière excursion. Au Mexique donc, dans le Quintana Roo pour la précision, à Playa del Carmen pour les coordonnées satellites. Air Canada comme transporteur avec une escale à Toronto histoire de compléter la collection de tampons du passeport et de s’approvisionner en sirop d’érable en duty free. Le deuxième vol fut désastreux en terme de confort et de service, pire qu’un low cost…mais bon quand tu pars en vacances, d’autant plus quand tes compatriotes vont se geler les miches, tu ne te plains pas… Bref, arrivé à Cancun, nous quittons ce nid de serpent immédiatement en taxi pour rejoindre notre lieu de villégiature à 45 minutes. Nous avions réservé, comme d’habitude, sur la toile. Une location sans prétention aucune. Un bungalow de survie, juste histoire de pouvoir poser ses valises et de profiter des moments délicieux dont nous rêvions depuis plusieurs semaines. Accueillis par les propriétaires, des expatriés français, nous fûmes sous le choc en découvrant l’état lamentable de notre logis.
Un verre de rosé mexicain en guise de réconfort, quelques broutilles alimentaires pour caler l’estomac, il n’en fallut pas plus pour clore définitivement nos paupières vers 1h du matin (heure locale), soit près de 28 heures après notre lever en terre française.
7h05.…le lendemain, heure à laquelle je me suis inlassablement levé tous les matins…quelque soit l’activité de la veille. En forme et d’attaque. Siempre.
Le premier jour fût consacré à la découverte de la ville et de ses points névralgico-stratégiques en compagnie de notre hôte. La zone touristique pour le shopping, les plages activatrices de mélanine, les zones de ravitaillement pour les levées de verre, non sans terminer par une halte nécessaire au supermercado pour les besoins vitaux.
Nous avions remarqué pendant notre promenade de nombreuses bouffées de vent et des nuages particulièrement gris qui voilaient progressivement notre azur horizon. Nous n'aurions pas imaginé à cet instant que Bonnie ferait parler d'elle tout en bouleversant nos projets d'évasion.
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Par Le Poussin dans Vie du Poussin le 27 Janvier 2012 à 18:01
Ne t'inquiètes pas si tu ne me vois plus chez toi ou chez moi. Je vertige d'un autre ailleurs, loin des turpitudes et des vilénies que j'encaisse depuis quelques semaines. Même si l'hiver n'a pas encore mordu mes os de sa froideur, mon astre solaire, lui, m'appelle inlassablement à la même époque, histoire de me caresser l'épiderme. J'emporte le nécessaire à mon équilibre, de la nourriture intellectuelle mais pas trop, quelques pièces de coton estivales, quelques bouts de nylon pour cacher l'essentiel, de la potion magique pour tanner le cuir, et quelques autres babioles...le tout précieusement empaqueté dans ma nouvelle "Georges Clooney Box" mais sans le Décaffeinato car je suis tellement plus Voluto. Je cacherai le bleu de mes yeux pour ne point m'éblouir et me fondre incognito dans un nouveau décor, idéalement situé à 20°38'3.3'' N et 87°4'43.43'' O. Besoin de changer d'air, d'oublier, de me recentrer, et de profiter.

Ne t'inquiètes pas, mon silence ne sera pas meurtrier car tu sais bien que je ne serai pas si loin de toi. Je pourrai bien avoir du vague à l'âme et revenir t'espionner insidieusemement...la technologie n'est jamais oubliée même de l'autre côté.
Portes toi bien.
Je reviens très vite.
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Par Le Poussin dans Vie du Poussin le 23 Décembre 2011 à 15:23
A l'image du dernier week-end que je viens de vivre...et c'est seulement maintenant que je parviens à attérir et trouver un peu de temps pour te le confier. Tu te doutes bien que je ne vais pas te parler des derniers rebondissements dans la crise de l'euro ni de la fin du monde qui ne saurait tarder puisque 2012 arrive à grand pas...non juste de mon anniversaire. Ben oui quoi 35 ans c'est pas tous les jours non plus.
Moi qui pensait passer un we peinard au chaud...c'était sans compter l'ingéniosité logistique de mon cher et tendre Homme. Le traquenard fut monté des mois en avance, profitant de mes absences répétées pour échanger, mailer, textoter...bref comploter un secret.

Samedi matin, alors que ma face au réveil affichait encore ses 34 printemps, je recevais les premiers sms louant ma gloire, ponctué de mails facebook et de commentaires sur mon blog...normal quoi :) Jusque là rien à signaler. Mes parents, que mon Homme m'avait suggéré d'inviter pour fêter dignement l'événement, arrivèrent sur le douzième coup de midi, heure à laquelle les hostilités furent déclarées ouvertes. Jusque là rien de spécial...Le champagne coula à flot jusqu'à la lie suivie d'un repas gargantuesque histoire de me clouer sur le canapé le reste de l'après midi...va comprendre toi...comme si j'allais décider comme ça sur un coup de tête que je devais aller prendre l'air et flaner dans les ruelles bordelaises...comme si je risquais de rencontrer....bref rien de spécial.
C'est exaspérant comme le temps passe si vite lorsque je suis en repos...et voilà que 20 heures sonnent. Claire Chazal annonce les titres du journal : grève dans les aéroports, blablabliblablabla...et pas un seul mot ni un regard pour ma pomme...nada rien...c'est pourtant mon anniversaire !! Tant pis je lui ferme son clapet. Et de toutes façons, nous dinons au resto ce soir (mon estomac lui, affiche déjà complet...faut dire qu'une coupette de champ' supplémentaire a fini de l'achever !).
Dans la rue, l'avantage d'un Poussin (pour mon Homme en tout cas)...c'est qu'il ne risque pas de remarquer quelquechose d'anormal, car focalisé, les yeux bleus droit devant...un poussin ne voit rien...alors qu'il aurait pu croiser sur son chemin des individus qui n'auraient pas dus être là... Après avoir brouillé les pistes par un labyrinthe de petites ruelles, mon Homme se décide enfin à nous montrer la bonne direction à prendre....et forcément...j'aurais du m'en douter...le resto je le connais par coeur...mais y'a comme un hic...il est normalement ouvert uniquement le midi....et là j'aperçois deux personnes que je connais bien E. et K. Une chose est sûre à ce moment...c'est ici que ça va se passer. J'ouvre la porte. Et tous mes amis bordelais m'attendent bien sagement autour d'une table...

Mais une autre surprise m'attendait...dans les toilettes.
Un convoi spécial venu des quatres (six ?) coins de la France et même d'Algérie...tous mes amis que j'aime !!!! Touché le Poussin que tout le monde soit présent pour cette soirée organisée de toute pièce par mon magicien d'Homme.Autant te dire de suite...l'alcool coula de nouveau à flot et la soirée fut l'une des plus mémorables. Bonne humeur, fous rires, saveurs gustatives, choré d'enfer, chanson à la volée...chaleur amicale...tout ce qui me fallait pour me remonter le moral et oublier mes petits tracas professionnels.

Et puis côté cadeau...ben oui forcément je fus honteusement gâté...puisque je possède maintenant la panoplie complète du parfait geek, que je peux me la jouer mister "décaffeinato" à l'aéroport, que je vais connaître les secrets d'un grand chef dans un cadre magique, quoi ? Tu ne devines pas ben réfléchis un peu je ne vais pas t'aider non plus.....et aussi que je possède l'unique carte de voeux spécialement conçue pour MOI....

La fête se poursuivit tard dans la nuit....et recommença à l'heure du brunch le lendemain.
Ouah ce fut génial !!
Je tenais à remercier Estelle pour sa complicité dans l'oraganisation du buffet repas entièrement conçu avec les ingrédients que je préfère....!! Bref un divin régal... D'ailleurs si vous passez par Bordeaux,...pour me voir entre autre..., n'hésitez pas à vous arrêtez à mdi chez Estelle de la part de Poussin.
Et puis j'en profite aussi pour vous souhaiter de joyeuses fêtes pour ce week-end.
Bon Noêl à tous
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