• Qui a dit que les hirondelles ne faisaient pas le printemps ?…Néanmoins certains signes ne manquent pas de rappeler le doux réveil de la nature. Des grues ont survolés le ciel aquitain en un V majestueux soulignant de « grou-grou » cacophoniques la victoire sur l’ère hivernale. Notre féline minaude devant les baies vitrées en les grattant énergiquement par envie de répondre à l’appel du soleil qui lui lustrera le poil, affalée de tout son long, voire les quatre pattes en l’air, totalement offerte aux rayons bienfaiteurs. La terrasse s’est faite une beauté, débarrassée de son voile terne et de son lichen grâce à la force hydraulique sous la direction de mon Homme dont le printemps a comme effet de le transformer en Nicolas le jardinier. La table de jardin a retrouvé son éclat d’antan sous l’effet d’incantation chimique et d’huile magique. Les transats réclament les mêmes potions tandis que le chat attend de pouvoir s’y endormir confortablement calé sur le matelas.

    Quelques notes bucoliques

    La pigeonne couve à l’abri des regards dans un recoin formé par les poutres. Un de ses œufs est tombé. Le fœtus était déjà bien formé, reconnaissable avec sa petite tête et son ébauche de bec. Je crois bien que sa mère fut si triste de perdre sa progéniture comme une vulgaire omelette qu’elle en a déserté son nid. La pigeonne ne reviendra pas l’année prochaine. Les accès seront grillagés, parole de mon Homme. J’ai aperçu hier les premiers insectes volant, ceux qui viennent vous taquiner lors des repas d‘été qui virevoltent sans but au-dessus de vos têtes vous chuchotant à l‘oreille les bzz-bzzz-bzzz qui vous mettent en alerte et qui, moi, me font détaler à toute vitesse. Je ne suis pas entomologiste mais je crois bien qu’il s’agissait d’un bourdon noir ou bien d’un hanneton…bref je crois bien qu’il venait en repérage histoire de voir s’il pouvait envisager de signer un bail saisonnier. Qu’il vienne cet individu ailé mais je lui dirai de se méfier à ne pas sortir la nuit…les chauves souris pourraient bien le croquer.

    Sur cet accès extérieur, notre bulle d’air, notre salon d’été, le végétal faisait cruellement défaut. Je ne suis pas botaniste et mes mains ont des paumes rosées. En revanche je donne mon aval aux choix paysagers de mon Homme. Nous avons reçu en cadeau pour la fin de l’année un grand bac en pin où du thym, de la sauge, du persil et des fraisiers se content fleurette. Le romarin fait bande à part, fier de ses origines varoises, kidnappé en novembre dernier. Le syndrome de Stockholm lui permet de s’adapter facilement. La menthe, elle, refuse pour le moment de renaitre…sans doute brûlée par le froid sibérien. Les plants de tomate cerise viennent de conquérir leur petit lopin de terre. Dès le début de la semaine prochaine, les candidats retenus du casting végétal feront leur entrée sur notre terrasse. Nous avons particulièrement été sensibles au curriculum vitae d’un olivier de 10 ans d’âge, de magnolia (foooor eveeeerrrrr), et d’un phoenix canariensis. Nous sommes bien entendu ouvert à toutes autres propositions puisque nous aurons probablement quelques portions de terrain à disposition. Les hirondelles peuvent maintenant venir…je crois bien que je sens déjà la bonne odeur du printemps.

     


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  • Je fus scotché sur mon canapé en découvrant ce nouveau film marketing pour une grande marque de luxe...si toutes les pub avaient la même inventivité (et bien sûr...le même budget pharaonique !), la zapette serait certainement délaissée.

     


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  •  L'homme est victime de multiples agressions au cours de sa vie, d'attaque virale, bactérienne, physique et psychologique. Le blogueur n'échappe pas à cette règle bien que le type de contagion à laquelle je pense est beaucoup plus bénigne et source d'un billet sans grande saveur mais facile puisqu'il suffit de répondre à des questions auxquelles plusieurs de mes confrères du net ont également répondu...une chaine donc comme il en existe régulièrement. Je croyais pouvoir échapper à celle-ci vu que personne jusqu'à maintenant ne m'avait filé le microbe. Et c'est à cause de lui que je me dois de combattre l'infection. Je ferai comme bon nombre de mes semblables. Je guérirai et ne refilerai pas ce tag. Ainsi je violerai par la même occasion les règles de la chaîne, qui sont les suivantes :

    publier les règles de la chaîne (fait)

    faire 11 révélations à mon sujet (et quoi encore !)

    répondre aux 11 questions du blogueur qui m'a tagué puis créer 11 nouvelles questions destinées aux personnes que je tague (Juste des réponses mais pas de nouvelles salves)

    choisir 11 blogueurs et insérer un lien vers leurs blogs dans mon billet (je les épargne et la majorité ont déjà été malades

    me rendre sur leurs blogs afin de leur dire qu'ils ou elles ont été tagués, ne pas les taguer sans les prévenir, taguer obligatoirement 11 personnes

    1) Beurre doux ou beurre salé ?

    Les deux mon commandant

    2) Quelle est la période la plus remarquable de l'histoire de l'art ?

    Celle où la critique féroce des mes pauvres professeurs de dessin m'ont fait commprendre qu'il valait mieux que je m'arrête au bonhomme crayon pour ne pas nuire à la réputation des génies de l'art abstrait.

    3) Dans ton évier, là, maintenant, il y a quoi ?

    Un mug avec des traces de caféine qui attendra ses copains de midi pour prendre sa douche

    4) Que faut-il avoir fait au moins une fois dans sa vie ?

    Sauver une vie, qu'importe la manière, pour se sentir vraiment humain

    5) Que serait pour toi un monde sans électronique ?

    Un drame absolu mais je pourrai toujours m'adapter vu que j'ai connu une partie de ma vie sans internet et autres joyeusetés technologiques.

    6) Manges-tu des tomates avec la raclette ?

    Ben voyons quelle étrange idée. Je préfère la patate mais c'est une question de survie.

    7) Quel a été le meilleur moment de ta journée ?

    Difficile à ce stade de la journée...mais je dirai le fait d'être revenu chez moi après être resté 24 heures au boulot.

    8) Quel est le livre qui t'a le plus marqué ?

    Un des derniers que j'ai lu pendnat les vacances. "We need to talk about Kevin" de Lionel Shriver. Poignant.

    9) Qu'as-tu dans tes poches ?

    Rien.

    10) Que faudrait-il faire aux gens qui font suivre les chaînes ?

    J'avais envisagé un moment que la torture pouvait être une solution mais non je crois qu'il faut les laisser faire...c'est une source intarissable de billet.

    11) Qu'est-ce que tu vas faire là, juste après?

    Désolé mais je dois aller pisser


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  • Laisse moi d’abord t’expliquer, ou plutôt te présenter Bonnie sans son Clyde. Une tempête tropicale, curieuse pour la saison, centrée sur Cuba, qui nous a particulièrement tapé sur le système pendant les premiers jours de notre séjour mexicain…presque une semaine de grand vent, de ciel bas et gris et d’averses diluviennes nous obligeant malgré nous à rester confiner dans notre arche ou à pédaler à fond sur nos cycles tout en jouant à celui(celle) qui sera le plus arrosé en traversant à toute vitesse les immenses et profondes flaques, stigmates du déluge sur le bitume, sous l’effet secondaire d’une alcoolémie illégale à force de taper dans la téquila déguisée en mère Margherita.

    Parce que, vois-tu, lorsque la chair de poule t’hérisse les poils sur la plage donnant le signal de départ à toute la troupe et témoignant de l’absence manifeste d’UVA et se son frère UVB, sources bienfaitrices à petites doses pour fixer ton calcium sur tes os et accessoirement te caraméliser l’épiderme à faire baver tes collègues de bureau, il ne te reste plus qu’une solution pour inhiber ta déprime : boire, manger et observer les autochtones.

    tequilla, nachos et compagnie

    Autant te le dire tout de suite, histoire que tu sois moins cruche, blonde, ou totalement cliché (raye la mention inutile), le chili con carne n’est absolument pas un plat typique mexicain même si nos restos, plus touristiques qu’authentiques, essaient de nous faire croire le contraire. C’est texan, un point c’est tout ! Et comme c’est d’origine gringos, t’es quasiment sûr de ne pas pouvoir en voir le moindre haricot rouge en terre de l’alcool de cactus. Mais qu’est-ce qu’on y mange alors ? Ben des fajitas, des quesadillas, des tortillas (à ne pas confondre avec les immondes tortilla espagnoles…), des viandes et volailles marinées, du guacamole, des nachos, de la purée de haricot noir…délicieux et à un prix défiant toute concurrence (le sandwich au retour chez Paul à l’aéroport,…ben comment dire, ça te fait vraiment mal !)….et du piment aie aie aie…mais là encore les sauces épicées à des degrés variables d’incendie buccale sont servies à part donc les plats en eux même ne sont pas si piccante que ça…et juste pour info le vert n’est pas la couleur à choisir si tu ne veux pas finir avec des lèvres en feu et un trou à l’estomac que l’oméprazole aura un mal de chien à combler…bref tu es prévenu.

    tequilla, nachos et compagnie

    tequilla, nachos et compagnie

    Comme les gastroentérologues le recommandent, boire en mangeant est indispensable pour assurer une bonne digestion. Donc tu bois…de l’eau minérale en bouteille, à moins que les charmes d’une cuvette de chiotte t’appellent à les combler de ton charmant fessier, de la cerveza (Corona, sol, et autres dérivés….les brunes sont d’ailleurs bien plus goûteuses), ou de la tequila sec ou en tenue de camouflage saveur citron vert. Là je vais t’apprendre un truc. Le vrai shot de tequila. Bon tu prends un shot. Tu le remplis de tequila…double dose. Sur une épaisse tranche de citron vert, tu secoues énergiquement la salière pour y déposer une fine pellicule de sel. Non tu n’utilises pas ta tabatière anatomique. Allez tu croques à pleine dent ta belle tranche, tu te fais gicler dans la bouche un bon jus de citron salé que tu gardes bien lové contre ta joue et tu enchaines avec un lever de verre cul-sec…et t’avales espèce de goulue ! Enjoy !…après tu te lèves…ou pas.

    tequilla, nachos et compagnie

    Ceux qui sont restés sobres malgré l’happy hour de mère Margherita, ont noté la propreté des rues, l’absence de mégots de cigarette (seuls les touristes semblent fumer dans ce pays) et autres déjections animales. Le mexicain est trapu avec un cou court et est une véritable plaie à habiller. Certes il peut faire appel aux stylistes locaux pour lui tricoter des chandails multicolores purement ethniques ou lui confectionner des petites robes d’été carrées….mais là encore cliché car le mexicain s’habille comme toi et moi…euh enfin avec ce qu’il trouve adapté à sa morphologie si particulière. Et non il ne porte pas de sombrero, triple idiot, ni de grosses moustaches adossé à l’ombre d’un cactus. De son regard, tu auras parfois du mal à t’y plonger car certains semblent être ailleurs comme possédés par l’autre monde, celui d’une narcose au goût de coca, ou bien est-ce là l’héritage de la civilisation maya, visionnaire et sacrificielle.


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  • Je te l’avais promis sans le cracher mais sans croiser les doigts. Je la tiens donc ma promesse de te livrer quelques natures mortes de ma dernière excursion. Au Mexique donc, dans le Quintana Roo pour la précision, à Playa del Carmen pour les coordonnées satellites. Air Canada comme transporteur avec une escale à Toronto histoire de compléter la collection de tampons du passeport et de s’approvisionner en sirop d’érable en duty free. Le deuxième vol fut désastreux en terme de confort et de service, pire qu’un low cost…mais bon quand tu pars en vacances, d’autant plus quand tes compatriotes vont se geler les miches, tu ne te plains pas… Bref, arrivé à Cancun, nous quittons ce nid de serpent immédiatement en taxi pour rejoindre notre lieu de villégiature à 45 minutes. Nous avions réservé, comme d’habitude, sur la toile. Une location sans prétention aucune. Un bungalow de survie, juste histoire de pouvoir poser ses valises et de profiter des moments délicieux dont nous rêvions depuis plusieurs semaines. Accueillis par les propriétaires, des expatriés français, nous fûmes sous le choc en découvrant l’état lamentable de notre logis.

    Un verre de rosé mexicain en guise de réconfort, quelques broutilles alimentaires pour caler l’estomac, il n’en fallut pas plus pour clore définitivement nos paupières vers 1h du matin (heure locale), soit près de 28 heures après notre lever en terre française.

    7h05.…le lendemain, heure à laquelle je me suis inlassablement levé tous les matins…quelque soit l’activité de la veille. En forme et d’attaque. Siempre.

    Le premier jour fût consacré à la découverte de la ville et de ses points névralgico-stratégiques en compagnie de notre hôte. La zone touristique pour le shopping, les plages activatrices de mélanine, les zones de ravitaillement pour les levées de verre, non sans terminer par une halte nécessaire au supermercado pour les besoins vitaux.

    Nous avions remarqué pendant notre promenade de nombreuses bouffées de vent et des nuages particulièrement gris qui voilaient progressivement notre azur horizon. Nous n'aurions pas imaginé à cet instant que Bonnie ferait parler d'elle tout en bouleversant nos projets d'évasion.

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